Les tics de l’autisme en politique. Maxime Morand Le Matin. L’invité du jour.

Bon, j’aurais voulu écrire : « Du flop des femmes en politique » avec des exemples quasi autistiques comme S. Salerno, M. Künzler, J. de Haller, G. Savary, E. Widmer-Schlumpf. Mais j’ai eu peur de la virulence des réactions. De fait, j’observe chez des femmes et des hommes, exerçant un mandat dans un exécutif, des comportements obstinés. Comme si leur idéal devait nier la prise en compte des évidences de la réalité. Souvent les idées avancées sont revêtues de la bonne foi : l’écologie doit régir la mobilité, la distribution sociale doit supplanter la création de richesse. L’école doit secréter un ensemble de normes à appliquer. Le social doit être codifié et contrôlé. La régulation doit se conjuguer au Swiss finisch. Ces prophètes nous convient à une marche forcée vers leur idée du bien. La droite s’enferme aussi dans une tautologie langagière autistique. Le missile Minder, la remise en cause d’un capitalisme anglo-saxon ? Circulez, il n’y a rien à voir dit Economie Suisse.  Le parti socialiste ? Un jeu d’échecs, dit Christian Levrat, qui impose à tous coups ses ouvertures agressives. Le PDC s’enfonce dans l’équilibre du souci de plaire selon Christophe Darbellay. Le PLR s’englue dans un libéralisme glissant et répétitif mis à jour par les Fathi Derder du genre. L’UDC répète en circuits fermés ses poétiques mantras populistes chantés en mode majeur par Oscar Freysinger.

L’optique partisane, paralysée par l’affût médiatique, oblige à l’autisme comme forme de survie politique. Cela donne, par exemple, un manchot dodelinant en présidence voisine. « S’éveiller, voir clair, secouer des mots en son cœur la poussière, et vivre et ne plus s’encrasser. » dit le poète Boris Pasternak du Printemps. Le printemps en politique, c’est pour quand ?

 

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